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La Confédération, c’est la négation de la liberté de deux peuples. Bien plus, la Confédération crée des ennemis là où il devrait y avoir deux peuples voisins et amis

Publié dans Québec Nation le février 21st, 2008

Ici un discours D’André D’Allemangne prononcé à l’Assemblée de Montréal-Nord
en 1963, qui est toujours aussi actuel.

Bonne Lecture!

Mesdames, Messieurs,

Le vieux conflit entre Québec et Ottawa, c’est-à-dire entre le Canada français et le Canada anglais, est devenu récemment plus critique que jamais. Depuis quelques mois, en effet, nous avons vu les deux gouvernements se heurter l’un à l’autre sur les questions de la fiscalité, de l’aide aux municipalités, de la pension de vieillesse et de l’assistance aux Esquimaux du Québec. Fidèle à sa tradition, le gouvernement d’Ottawa a poursuivi sa politique de centralisation, au mépris de la Constitution canadienne et des droits du Québec. De son côté, le gouvernement québécois s’est opposé avec véhémence, comme le faisait jadis Duplessis, aux incursions du gouvernement fédéral. Pourtant, les deux gouvernements se disent de même lignée, de même race politique: les deux sont libéraux et en surface tout semblerait les inviter à s’entendre.

Comment se fait-il alors que chaque fois qu’un des deux gouvernements veut agir, ses initiatives viennent immanquablement se briser contre la résistance de l’autre?

La raison est simple, à condition qu’on veuille bien la voir telle qu’elle est. Le gouvernement du Québec, bon gré mal gré, ne peut plus se contenter du rôle amoindri de ses prédécesseurs. […] Le peuple québécois a enfin pris conscience de sa qualité de nation, et toute notre façon de penser s’en trouve transformée. Nous avons fini de réagir à tout propos comme une minorité hésitante et craintive. Nous voulons désormais vivre non plus comme une province mais comme une nation qui entend maîtriser elle-même son destin et façonner elle-même son histoire. Et nous voulons que notre gouvernement, celui de Québec, agisse désormais comme un véritable gouvernement national.

De son côté, le gouvernement d’Ottawa, contrôlé par la majorité canadienne-anglaise, semble prêt à assumer de nouvelles responsabilités. Obligé de faire face, dans le domaine économique tout particulièrement, à des problèmes de plus en plus pressants, il veut, pour les régler, utiliser pleinement ses pouvoirs et même les augmenter.

Le conflit provient tout simplement de ce que chacun de ces deux gouvernements est — et a accepté d’être — un gouvernement national, chargé de défendre et de favoriser les intérêts de la nation qu’il représente. Tout le monde reconnaît, de nos jours, que le gouvernement de Québec est le gouvernement de la nation canadienne-française. Mais la nation canadienne-anglaise, elle aussi, a droit à son gouvernement: celui d’Ottawa. Cela n’est que légitime et normal. Le nier, c’est nier l’évidence. Le gouvernement d’0ttawa joue, pour le Canada anglais, le même rôle que le gouvernement de Québec pour le Canada français. Ce principe, lorsqu’on l’admet, explique toute la politique du gouvernement dit « fédéral » et en fait non pas un noir complot mais une attitude juste et raisonnable.

Dans des circonstances normales, une telle situation ne pose pas de problèmes. Il existe à travers le monde bien des nations voisines dont chacune a son gouvernement qui est entièrement libre d’agir à sa guise sur son territoire. Lorsque les deux nations ont des intérêts communs, les deux gouvernements se consultent, sur un pied d’égalité, et adoptent des politiques communes. Lorsque les intérêts sont différents, chacun des deux gouvernements sert les intérêts de la nation qu’il dirige et représente. Cela s’appelle de la démocratie, sur le plan international.

Au Canada, cependant, la situation est entièrement fausse, tout d’abord parce qu’aucune des deux nations n’est libre, et ensuite parce que leurs gouvernements respectifs ne sont pas sur un pied d’égalité. D’où des frictions inévitables et des conflits insolubles qui dureront aussi longtemps que durera la Confédération.

Nous disons qu’aucune des deux nations n’est libre. Le gouvernement du Québec n’est pas libre, en effet, d’effectuer une planification sérieuse de notre économie, tout simplement parce qu’il ne contrôle pas les principaux leviers de notre économie. Songez qu’Ottawa perçoit plus de 80 pour 100 des impôts directs au Québec et contrôle le commerce extérieur, les douanes, le crédit, la banque et la monnaie. Comment, dans de telles circonstances, le gouvernement provincial pourrait-il sérieusement appliquer une politique de développement économique, alors que tous les économistes soulignent que la planification ne peut être partielle et doit englober tous les secteurs de la vie économique nationale? Les pouvoirs que détient Ottawa, en vertu de la Constitution, empêchent le gouvernement de Québec d’effectuer toute planification sérieuse qui serait dans l’intérêt de la nation, qui permettrait de supprimer le chômage, d’encourager nos industries et de donner quelque espoir de relèvement à nos régions sous-développées.

Par contre, le gouvernement d’Ottawa n’a pas non plus des pouvoirs illimités. Il ne touche pas tous les impôts, il ne contrôle pas entièrement la sécurité sociale ni les institutions économiques et financières, à cause des pouvoirs limités des provinces dans tous ces domaines.

La situation est donc absurde. Le gouvernement d’Ottawa a toutes les raisons de vouloir organiser l’économie canadienne selon les intérêts de l’ensemble du Canada, mais il ne peut pas le faire parce que le gouvernement du Québec a juste assez de pouvoirs pour l’en empêcher et bloque continuellement sa politique.

Le gouvernement du Québec, pour sa part, doit protéger les intérêts de la nation canadienne-française et planifier l’économie du Québec en fonction des intérêts du peuple québécois, mais il ne peut pas le faire parce que les principaux instruments de la planification économique sont entre les mains d’Ottawa.

Dans la situation actuelle, chacun des deux gouvernements entrave l’autre. La nation canadienne-anglaise et la nation canadienne-française se limitent l’une l’autre, s’opposent l’une à l’autre, à cause d’une structure périmée qui s’appelle la Confédération. Chacune des deux nations a ses intérêts, ses espoirs, son destin, mais elle est enchaînée à l’autre par des liens artificiels qui datent de presque un siècle. Le Canada anglais n’est pas libre. Nous ne sommes pas libres. La Confédération, c’est la négation de la liberté de deux peuples. Bien plus, la Confédération crée des ennemis là où il devrait y avoir deux peuples voisins et amis.

La solution saute aux yeux. Elle consiste à rompre ce lien qui est arbitraire, imposé et odieux et à donner à chaque nation la liberté de poursuivre à sa guise sa propre destinée. Cela s’appelle l’indépendance… l’indépendance du Québec, qui est aussi celle du Canada anglais. Alors, et alors seulement, les deux nations seront égales et pourront conclure des ententes dans la mesure où leurs intérêts communs l’exigeront. Ce sera la fin de la méfiance traditionnelle et de la lutte séculaire qui nous a fait gaspiller tant de nos énergies. L’indépendance du Québec offre tous les avantages de n’importe quelle confédération, refaite ou non, et écarte tous les dangers et tous les conflits auxquels la Confédération nous a habitués, pour notre plus grand malheur.

L’indépendance, c’est la liberté et l’égalité pour les peuples canadiens-français et canadien-anglais. C’est peut-être aussi la fraternité. De toute façon, pour le peuple québécois, c’est la seule façon d’être maître chez lui, de détenir tous les pouvoirs sur son territoire et de goûter enfin à la liberté qu’on accorde de nos jours à toutes les nations du monde.

Telle est la solution que proposent les indépendantistes. 

 

Le Kosovo, lève son drapeau!!

Publié dans International le février 18th, 2008

[kml_flashembed movie="http://fr.youtube.com/v/c1UiSVIv55k" width="425" height="350" wmode="transparent" /]Les autres luttes de libération Nationale doivent être pour nous des exemples suives.

We Love You Québec…

Publié dans Histoire le février 17th, 2008

[kml_flashembed movie="http://fr.youtube.com/v/pILBjMFXdGk" width="425" height="350" wmode="transparent" /]

Octobre 1995,

trois jours avant le référendum, le clan du NON organise sur les terres Québécoises un rassemblement de Canadiens,

pour nos convaincrent de rester au sein de la fédération canadienne.

Le love-in fut financé de manière discutable, mais l’hypocrisie d’un tel événement est un bon exemple des tactiques Canadienne.

Pour plusieurs Québécois cela fut considérée comme une agression

Brève biographie de Pierre Bourgault

Publié dans Biographie le février 16th, 2008

[kml_flashembed movie="http://fr.youtube.com/v/7qFZH5PaX4U" width="425" height="350" wmode="transparent" /]Pierre Bourgault est un incontournable, un homme d’idées et de convictions qui est toujours resté fidèle a ces rêves et a ces principes. ¸

Il est né en Estrie, dans une ville dominée par les anglo-saxons, mais il a rarement parlé de sa famille, on sait qu’il a été pensionnaire chez les jésuites, au collège Brébeuf, «la mauvaise foi érigée en système», lançait Pierre Bourgault, lorsqu il parlait de cette institution, ils finissent par le mettre a la porte, il dira qu’il y a appris la révolte

Par la suite s’engage dans les forces armées, ou il constate que les Canadien-Français sont maltraités, et obligés de communiquer en anglais, mais dit avoir aimé son expérience militaire. Ensuite il fait de la radio à la station de radio CHLN, à Trois-Rivières, puis à Sherbrooke, Ottawa et Montréal.

Il devient régisseur pour l’émission culte Bobino avec le comédien Guy Sanche, qui participera au RIN par la suite. Bobino est une émission télédiffusée sur les ondes de Radio – Canada de 1957 a 1985, pour plus de 5000 émissions, elle passa d’ailleurs du noir et blanc a la couleur en 1966. Bobino est en résumé plusieurs personnages imaginaires qui interagissent avec Bobino, ainsi que sa soeur Bobinette qui prend forme dans une marionnette. Bobino et Bobinette instruisaient les jeunes enfants Québécois, tout en les amusant, toujours avec un français impeccable, En 1983 la direction de Radio Canada veut retirer des ondes l’émission mais après des milliers de plaintes qui se sont rendus jusqu’a la chambre des communes canadienne, Radio- Canada fit marche arrière. Michel Cailloux participe a l’écriture des textes avec Guy Sanche qui incarne Bobino, Bobinette est animée par la main et la voix de Paule Bayard jusqu’a son décès en 1973 et par la suite par celle Christine Lamer.

Mais en 1959 Pierre Bourgault trouve son emploi ennuyent et démissionne sur un coup de tête, Il s’installe en Angleterre (si ma mémoire est bonne ) ou il passe son temps a jouer aux machines a sous et aux cartes, après 6 mois, il rentre au pays sans le sous. Il retrouve un Québec en pleine ébullition, c’est le début de ce qu’on a appelé la révolution tranquille.

De retour a Montréal, il est invité a assister a une réunion du RIN (Rassemblement pour l’Indépendance Nationale) premier parti politique a prôner l’Indépendance Québécoise. Qui a sa tête André d’Allemagne, autre pionner de la résistance Québécoise moderne. Il est impressionné par les idées du RIN et découvre peu a peu la situation de peuple colonisé et oppressé du peuple Québecois, il trouva ainsi la cause de sa vie. Il devient indépendantiste « par hasard et par … nécessité »

Le 30 mai 1964, Bourgault est élu Président du parti ou il soulève les foules. Pierre Bourgault est un tribun hors du commun. Il maîtrise la langue française comme personne. On parle de son « verbe de feu ». Et son charisme sur  scène est sans précédant dans l’histoire Québécoise. Il est sans contredit un orateur hors norme.

Il mène les militants lors du défilé de la St-Jean Batiste de 1968, pour protester contre la présence du premier Ministre Canadien Pierre Eliot Trudeau, la manifestation tourne a l’émeute 300 personnes seront arrêtées dont Bourgault.

Il amène les membres du parti, a le saborder et a rejoindre le nouveau parti de René Lévesque, le Parti Québécois. Car il juge qu’il est primordiale de faire l’unité des indépendantistes. Décision qu’il a regretté par la suite, trouvant le Parti Québécois et son chef pas assez déterminé.

Pierre Bourgault et René Lévesque ont toujours eu des relations tendus, d’ailleurs il publie un livre intitulé Moi je m’en souviens, une réplique à la biographie de l’ex-premier ministre René Lévesque, Attendez que je me rappelle.

Après le sabordage il tente de militer au sein du Parti Québécois mais Léveque fait tout pour le tasser, il se retire de la vie politique en 1970.

Quelques années plus tard, il devient professeur a l’UQAM , au Département des communications, emploi qu’il adore. Il publie plusieurs livres et devient chroniqueur dans le journal de Montréal, a la fin de sa vie il participe a une émission de radio animé par Marie France Bazzo.

Il meut a Montréal le 16 juin 2003 a l’age 69 ans en homme libre.

il a reçu des funérailles athées à la basilique Notre-Dame de Montréal.

Tribun, journaliste, homme politique, professeur d’université, essayiste, Pierre Bourgault aura sans doute été l’intellectuel québécois le plus influent au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

Un récent documentaire sur l’homme raconte sa vie, merveilleusement

 PAROLES ET LIBERTÉ – BOURGAULT Du réalisateur Manuel FOGLIA

Une biographie est maintenant disponible

BOURGAULT
NADEAU, JEAN-FRANCOIS

Quelques Livres de PIERRE BOURGAULT

Ecrits polémiques La politique

Ecrits polémiques La culture

Ecrits polémiques La colère

Ecrits polémiques La résistance

Maintenant ou jamais!

Moi, je m’en souviens

Nous ne voulons plus être une province
«pas comme les autres»,
nous voulons être un pays comme les autres. »

La Fédération et le courage d’un peuple

Publié dans Québec Nation le février 16th, 2008

[kml_flashembed movie="http://fr.youtube.com/v/88HDmGKwZi4" width="425" height="350" wmode="transparent" /]

Je commence le blog par une vidéo de Pierre Bourgault,je vais aussi tenter de vous faire connaître les Québécois, qui ont contribués a l’émergence de notre Nation, par leurs gestes et paroles, par des petites biographies des personnages qui prendront paroles sur mon site.Ici Pierre bourgautl nous parles du processus de mise en minorité de la Nation québécois dans son propre pays, ce qu’est la fédération Canadienne, mais aussi de notre résistance et du fait indéniable que nous sommes un peuple de résistant.

Vous trouverez la biographie de Monsieur Bourgault dans les prochains billets.

Bon visionnement!

Prémisse

Publié dans Administration le février 16th, 2008

Bonjour!

Un nouveau blog est né,il s’agit d’une page dédiée a l’Indépendance Nationale Québécoise.

A travers les mots de gens qui nous ont précédés, 

je vais démontrer les raisons actuelles et historiques a l’Indépendance Québécoise.

Qui est toujours aussi actuelle et même urgente a réaliser.

Mais les luttes de libération sont toujours longues et remplies de haut et de bas,

 c’est pourquoi il ne faut jamais se décourager et toujours continuer a propager l’idée, même dans les périodes creuses comme celles que nous vivons

Bienvenue a tous!!!


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